14 janvier 2008
GOGOLLE !!!!
Bon, je sais que c'est du déjà vu, mais celui-là m'interpelle alors je vous le soumet:
Pour arriver chez moi quelqu'un a tapé: "il est glorieux de mourir au travail".
Est-ce un signe envoyé par le dieu du net pour m'indiquer une solution a mes problèmes actuels ??????
Je reste songeuse...
05 décembre 2007
Je bosse dans un poulailler
Et je ne vous dit pas ça de gaîté de cœur que je vous annonce ça. J’en suis arrivé à cette dure conclusion après une longue étude sociologique de trois jours (dans le cadre d’une formation professionnelle sans intérêt intensive).
Il faut savoir que dans la branche ou je travaille il n’y a quasiment que des femmes (excepté les boss qui sont quasiment que des hommes ?!?!?!). Et mon poulailler ne fait pas exceptions a la règles : 6 femmes pour 2 patrons. (Repartis sur plusieurs points de vente)
Déjà, dit comme ça, on a bien en tête l’idée du coq et de ses poulettes se chamaillant pour avoir ses faveurs. Ben ne lâchez pas l’idée, parce que c’est tout à fait ça.
Jour1 : arrivée dans les locaux ou ça cancane joyeusement. « Comment vont les enfants, tu fait quoi pour les vacances, café expresso ou au lait,…. » Jusque là j’adore. Papoter de tout et de rien le matin ça me mets en joie.
Pause déjeuné : déjà des petits clans se forment. Ben oui, te rends tu compte, certaines ont pris des congés d’autre n’en ont pas (NDLR : elles viennent d’entrer dans la boite). Et puis a tel endroit elles ont eu droit à un resto avec l’inspecteur le jour de sa visite annuelle, payé par la boite en plus, et dans un super endroit. (NDLR : l’an dernier l’inspecteur a visité l’autre agence, et a également payé un super resto.) Et puis, elles ont une machine a café à dosettes (NDLR : tu bois pas de café que je sache, et la machine ont se l’est payé avec nos p’tit sous).
Je commence déjà à pressentir le pire pour les jours a venir.
Fin de journée : la formatrice a remis une bonne ambiance. Départ dans un apparente bonne humeur.
Jour 2 : les cancanages ont repris, mais cette fois c’est les Rita Mitsouko qui sont au centre des discussions. Tristesse.
Pause déjeuné : retour des clans. Ça piaille toujours sur les mêmes sujets. 2 poulettes ont une prise de becs pour savoir qui a le plus de travail. C’est moi, non c’est moi. (Tiens on dirai qu’elles ont 3 ans et demi).
Fin de journée : c’est tendu. La formation de l’après midi tourne autour de la gestion du temps. La conversation animée du midi prend une tournure dramatique avec règlement de compte en public.
Jour 3 : pas de cancanage ce matin. Les poules se regardent en chien de faillance. Chacune va choisir son camp.
Pause déjeunée. Le coq est là. Il arbitre le conflit des poulettes. Regards mauvais et flatteries en tout genre. Je trouve ça pathétique. Je me replonge dans mon assiette et discute avec la formatrice, trop contente d’échapper elle aussi a cette guéguerre. Cette dame est d’ailleurs le rayon de soleil de ses trois jours. Charmante, souriante et pleine d’humour. Merci a elle de nous avoir supporté.
Fin de journée : je suis écoeurée. Mon féminisme, et ma fierté d’être une femme en on pris un coup. Jalousie pour tout et pour rien. Petites phrases assassines. Langues de P*te ; Tous les coups bas sont permis, avec pour but afficher de s’attirer les faveurs de messieurs les patrons. Et eux trop fier de tant d’attention, qui parade et se prennent pour des redresseur de tords. Persuadés que sans eux, le petit monde du poulailler s’écroulerait.
J’espère avoir réussi à ne pas entrer dans le jeu. Pas toujours facile quant on est sois même attaquée. J’ai pris le parti de ne presque jamais répondre. Et de rire un bon coup. Et ma collègue fait de même. (Je l’aime bien en fait).
Ps : il faut savoir que j’ai une phobie des poules, les vraies. Comme de tous les oiseaux. (arg un pigeon. Je meurs de trouille). Je dis ça je dis rien.
27 novembre 2007
mauvais poil
Y’a des jours comme ça ou on se lève de mauvaise humeur, ou des tous petits rien vous mettent en rogne, ou il faut pas vous approcher sous peine de morsure.
Ben aujourd'hui c'est un jour comme ça. Depuis mon réveil (trop dur), ma sortie de la maison (dans le vent et le froid), mon arrivée au bureau (pas envie de bosser), je grogne, je rumine et je grommelle.
Pourquoi? PARCE QUE.
Nan, n'ayez pas peur, les gens, revenez. Vous, je vous aime bien. Je ne vais pas vous crier dessus. Je réserve ça à mes collègues et mon boss. Ok à mes filles aussi. et pourtant dieu sait que je les aime à la folie, mais c'est pas pareil quand c'est sa famille. on a le droit de crier. (Sinon à quoi bon faire des gosses, ma bonne dame).
Je réserve donc ma mauvaise humeur du jour à mon entourage professionnel. Et plus particulièrement, à Elle. Oui ma collègue, au demeurant sympathique, mais qui a un don inné pour me faire grogner, ruminer et grommeler.
Elle est célibataire et sans enfant (rien de mal jusque là). Et ce matin elle a oser me lancer devant la machine a café :
« Pfffou, je suis naze moi. Faut dire que j’ai dormi que 8 h, alors, bon c’est un peu normal. (NDLR : oui, une vrai bonne nuit c’est minimum 12h) »
Grrrrr, je l’étrangle tout de suite ou j’attends ???
« Et puis c’est pas ce week-end que je vais me reposer, faut que j’aille chez l’esthéticienne et le coiffeur. (NDLR : c’est trop atroce comme week-end)»
ARRGHHH
« Bon comme on est en formation demain et vendredi, je vais pas pouvoir bosser, alors j’ai basculer ma ligne sur la tienne aujourd’hui, ça te dérange pas hein, j’ai vraiment trop de taf, et je trop naze. Et je te rendrait la pareille (NDLR : soit jamais, ou le jour de la st glinglin) »
AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH.
Je vous laisse j’ai un p’tit meurtre sur le feu.
24 octobre 2007
Match au sommet
1 salaire 250 pts
je suis indépendante 50 pts
le boulot c’est calme 130 pts
(Je rappelle que j’ai deux enfants en bas âge)
le boulot c’est valorisant 5 pts
(Le mien me valorise autant qu’une robe orange vif, hyper moulante, taille 34)
accès Internet haut débit illimité en douce toute la journée pendant ma pause déjeuner 25pts
(Oui je poste du boulot. Et toi tu me lis d’où ?)
horaires arrangeants, et mini temps partiel 55pts
(Mercredi après midi off)
Conception, ma femme de ménage 200 pts
(Merci z’hom d’en avoir eu marre de vivre dans le bordel de voir sa femme passer ces Week-end à faire le ménage)
TOTAL : 715 pts
Je reste à la maison :
Sieste tous les après-midi 5700 pts 40pts
(2 enfants en bas âges = peu de nuits complètes)
Disponibilité optimale pour mes deux pucettes 250pts
Temps perso a moi qui m’est cher multiplié par … pffou…beaucoup. 100 pts
Fin de la course rituelle du matin et du soir 50 pts
Quand j’en peut plus je peut toujours envoyer les filles dans leurs chambres 50 pts
(Beaucoup plus dur à faire avec un patron)
A la maison c’est mon le Boss 200pts
(Que celui qui a dit « c’est ce que tu crois » se dénonce immédiatement)
Accès Internet haut débit illimité pendant quelques secondes quant z’hom lache l’ordi et même pas en douce 25pts
TOTAL : 715 pts
Egalité !!!! Bon ben ça fait pas avancer le schmilblick…..
Post-scriptum : Z’hom dit que le salaire ça vaut au moins 1000 pts. Et qu’il faut que j’arrête de me chercher des excuses pour glandouiller. Aller au boulot Simone…
Post-scriptum bis : z’hom n’a pas tord, vu qu’on s’est endetté pour 20 ans pour la maison, et qu’on vient de refaire un autre crédit pour notre toute nouvelle cuisine qui va être trop trop belle (mais qui coûte la peau des yeux de la tête). Donc, au boulot Simone, et arrête de gonfler tous le monde avec ça.
...non en fait je reflechis pas.
En réalité c'est pas que je suis insatisfaite (bon, ok, un peu quand même), c'est que je fonce sans réfléchir. Je suis "blonde de l'intérieur" (c'est une expression, je ne veux en aucun cas choquer la minorité visible des blondes).
OOoooh le joli travail tout beau tout neuf que voilà. Il trop mignon, trop pratique, trop facile. Vite vite vite, il me le faut. Hop Hop Hop vite je dit oui, vite je signe le contrat..... Et vite je me dit que j'ai peut être été un peu vite.
Je gère parfois ma vie comme je fait du shoping: je flashe, j'achète, et une fois a la maison je me demande ce qui m'a pris.
Bon je dis ça sur le coup de la déception. C'est de la psychothérapie à deux balles. Mais c'est un peu vrai quant même.
Sur le moment je ne vois que le côté positif de la chose. Dans l'euphorie du moment, tout est beau tout est rose.... et puis la réalité reviens au gallot et je me prend une grande claque.
Ah ben fallait y réfléchir avant ma bonne dame. Le neurone qui a survécu à vos grossesses c'est fait pour ça.
Je sais pas ce que je veux
Je suis une éternelle insatisfaite.
Quant j'ai un truc je veux tout son contraire. et quant par hasard, ou parce que je l'ai bien chercher tout le contraire arrive, Alors je ne peux m'empêcher de regretter la situation antérieure. je suis claire la???
Bon, un exemple:
En vue de l'apparition de Mlle Non dans nos vies, j'avais posé un congés parental. Pour trois ans. Oui j'y suis allé franco. j'en pouvais plus de bosser tous les jours, de ne pas voir assez ma (mes) fille(s), de courir, etc etc etc. tous le quotidien de la mère active me pesait. d'autant plus que le contexte dans lequel je travaillais a l'époque n'était pas pour me motivé. mais c'est une autre histoire.
Donc aprés mure réflexion et calculs sans fin de budget, nous avons opter pour le Congés parental, avec un net soulagement pour moi.
Je me voyais déjà en mére au foyer irréprochable, cuisinant des petits plats bio et équilibrés a ma tribu, décorant ma maison avec goût et originalité, développant ma fibre artistique en reprenant le dessin, organisant parfaitement mon quotidien pour gérer enfants, mari, maison et bien sur mon temps perso a moi qui m'est cher.
Mais dans la vrai vie, c'est pas du tout ce que j'ai fait.
Mlle non a pointez son joli petit bout de nez et ça a été le chaos. Normal me direz vous. Oui normal, surtout quant on sais que je suis une piètre cuisinière, une bordélique irrécupérable et une grosse feignasse.
Ajoutons a ça un baby blues pépère, des suites d’accouchement plutôt gratinées, un allaitement loupé, un bébé ne connaissant pas le mot « nuit », et des jours entiers a (tenter) de calmer ses coliques.
Au final, la « Bree Vandecamp » que je rêvais d’être s’est transformée en pauvre nana perdue qu'a tout juste le temps de prendre une douche tous les trois jours.
Je me suis donc mise à repenser au Boulot. Et quant une offre c’est présente à moi, j’ai sauté dessus sans trop y réfléchir et j’ai repris le boulot après 5 mois d’arrêt seulement (oui au lieux de 3 ans. C’est tout ou rien).
Et ben vous savez quoi, maintenant je rêve a nouveau d’être une despeared housewife. Quant je vous dit que je sais pas ce que je veux...

