08 janvier 2008
Je m’explique donc
Z’hom, qui a déjà, il faut l‘admettre, un bonne place, viens de s’en voir proposer une encore meilleure si l’on se base sur l’éventuel salaire (40% de plus a lui tout seul que ce que l’on gagne tous les deux réunis a ce jour), l’avancement possible (boite multinationale), et la diversité du travail a effectuer.
Par contre, ce travail l’emportera loin de la maison la semaine entière (déplacement sur l’ensemble du territoire français), voir plus parfois. (Ce qui me peine déjà un peu…)
D’où la question qu’il m’a poser le samedi soir, pendant notre dîner en tête a tête de début des vacances : « Veux tu arrêter de bosser ? »
Sur le coup j’ai vu là un réponse à tout mes souhaits, un super cadeau de noël en avance, la promesse de plein de temps que je sais très bien comment occuper. Sur le coup j’en rédigeai presque ma lettre de démission sur ma serviette en papier pour pouvoir la poster immédiatement au poulailler.
Mais depuis j’ai réfléchi (oui ma résolution 2008 est de combattre ma niaiserie, et je pense qu’il va falloir peut-être aussi 2009 et 2010 pour y arriver, si j’y arrive). Et les questions que je me poser déjà il y a quelques temps, comme ça de loin, sont passer au premier plan.
Parce que si je rêve de m’arrêter, quelques trucs me gênent aux entournures :
D’abord, est ce que je ne suis pas de nouveau en train de fantasmer sur mon éventuelle merveilleuse et parfaite vie de Housewife ??? J’ai une grosse impression de déjà vu là. Et la dernière fois c’était pas très glorieux.
Ne vais-je pas finir atrophiée du ciboulot, puisque je suis déjà très largement atteinte. Attention, que les femmes au foyer qui me lisent, n’y voient aucune attaque. La seule personne visée ici c’est moi. En effet j’ai une TRES TRES TRES GROSSE tendance au laisser aller. Et j’ai peur que ma non activité professionnelle ne finisse par devenir une non activité générale. J’ai peur de redevenir la grosse patate de canapé que j’ai été il y a quelque temps.
Et puis s’ il nous arrivai quelque chose : je veux dire bien sur s’il lui arrive quelque chose, mais aussi s’il arrive quelque chose a notre couple. Parce qu’en tant que fille d’une maman divorcée 2 fois, qu’amie de gens divorcés / séparés / dé-pacsés, ben cette idée me viens très vite à l’esprit. Parce que ma carrière n’a pas vraiment une ampleur qui justifierai qu’on re-veuille de moi dans quelques années. Ma formation sera vite obsolète sans une pratique continue. J’ai un peu l’impression que retourner chez moi maintenant s’est signer mon arrêt de mort dans ma branche. C’est pas non plus que j’y tienne particulièrement a cette branche…mais c’est la seule a laquelle je pourrai me raccrocher, au cas ou.
Et il faut bien le dire, ce « cas ou » m’obsède. Surtout parce que les circonstances on quelque peu changée par rapport a mon dernière installation a la maison.
Pour bien comprendre le pourquoi du comment de la chose, replantons le décor :
Il y a presque 3 ans :
Travail a priori intéressant mais dans une ambiance tellement pesante que j’en étais arrivé à vouloir me casser une jambe, ou avoir un accident plutôt que d’aller au boulot.
Et en plus ma meilleure amie (avec qui je bossai a l’époque) qui trouve une meilleure place et me quitte lâchement (non en fait j’était super contente pour elle, au moins une qui va échapper a ça).
Un salaire pas minable mais presque et pas très motivant non plus.
Des horaires compliqués. Des trajets a rallonges.
Autant dire que je n’avais que très moyennement envie de revenir.
Aujourd’hui :
Le même travail dans un bien meilleure ambiance (du moins la plupart du temps).
Des patrons bien plus agréables.
Un salaire mieux mais bon reste de la marge.
Des horaire améliorés, mais la aussi il reste de la marge. Des trajets qui vont bientôt être quasi nul (actuellement ¼ d’heure, mais d’ici quelques mois, 5 min).
Une place en or.
Le hic c’est que le travail n’est en fait pas du tout intéressant. Je m’ennui a mourir (du coup je blogue au lieu de bosser). Et à l’idée de faire ça jusqu'à la fin de mes jours, j’ai vraiment le blues.
Et puis, il y a 3 ans un p’tit asticot grandissait dans mon bidon.
J’avais donc un ALIBI.
Ben oui, un alibi : parce que quand il a fallut reprendre, j’ai justifier ma pause par un bébé. En l’écrivant je trouve ça nul, mais c’est vrai.
Aujourd’hui je suis en panne d’alibi. J’ai l’impression que m’arrêter serai presque anormal. Et que si un jour je dois reprendre on va me demander de fournir un raison valable, et là je n’aurai pas de marmot hurlant a présenter. Parce que soyons claire, déjà le coup du mioche c’est une justification fort peu appréciée par les employeurs. Alors le coup du « mon z’hom gagner suffisamment pour que je m’abstienne de venir perdre mes journées a vos cotés », je doute que ça fasse bien sur mon CV.
Et en l’absence d’alibi, l’abandon de ma place « presque » en or sera définitif. Ben oui, pas de congés parental, permettant de revenir au « cas ou ».
Et pour couronner le tout, se mélange a tout ça ma culpabilité (très certainement mal fondée) de mère qui travaille. Cette petite voix dans ma tête qui me dis (souvent a raison) que c’est mes filles le plus important et que se serai tellement mieux pour elle (et pour moi) d’avoir du temps. Que se serait tellement mieux de ne plus avoir a recruter les mamies pour les jours de fièvres, les vacances et les mercredis. De leurs éviter les longues heures de garderies, crèches, centres aérés. Qu’avec un papa absent toute la semaine, une maman plus présente ça compense. Etc etc etc…
Enfin voilà. Ce billet est assez long et je pense un peu confus. J’en suis désolée. Mais tout ça est un peu embrouillé pour moi. Et comme on n’énonce clairement que se que l’on conçoit bien….
Je serai bien contente d’avoir votre avis sur le sujet, que vous soyez mère au foyer convaincu ou travailleuse invétérée, ou comme moi, entre les deux….
Commentaires
Eh bien, voilà un début d'année riche en questionnement! Bon courage pour déterminer ce qui te convient le mieux. N'arrête pas de bloguer en tout cas:-)
Ouh la la, je serais bien embêtée à ta place... (enfin la question ne se pose pas). Je crois que ce qui me manquerait le plus si je ne bossais pas c'est le lien social. J'aurais très peur d'être isolée, de m'ennuyer et de déprimer terriblement. Quant à laisser ses enfants pour aller bosser... je pense que la preuve n'est pas établie que les enfants des femmes au foyer sont plus équilibrés et plus épanouis que les auttres.
Ceci dit, ce nouveau "confort" te laisse au moins la possibilité de trouver un job plus intéressant, et pourquoi pas, un temps partiel.
Fournir une raison valable quand on veut reprendre après une pause...
Nous avions fait un post sur ce sujet, si cela t'intéresse :
http://femmeaufoyer.dynamicforum.net/retravailler-f102/comment-presenter-notre-activite-de-faf-sur-un-cv-t7617.htm
Bon courage dans ta réflexion !
Et un temps partiel, ça ne serait pas envisageable ? ça te permettrait de garder un pied à l'étrier, d'avoir ta vie à toi, mais plus de temps pour tes filles et tout le reste. Mais encore faut-il que ce soit possible. Bon courage en tout cas pour la réflexion, mais prend bien le temps pour y réfléchir calmement, la solution est au fond de toi.
Et un temps partiel, ça ne serait pas envisageable ? ça te permettrait de garder un pied à l'étrier, d'avoir ta vie à toi, mais plus de temps pour tes filles et tout le reste. Mais encore faut-il que ce soit possible. Bon courage en tout cas pour la réflexion, mais prend bien le temps pour y réfléchir calmement, la solution est au fond de toi.
j'ai vu ton appel sur le forum des FAF...
pas simple de choisir... tu sembles bien tiraillée ... commence par faire un bilan financier pour voir ce que vous pouvez vraiment vous permettre...et si tu n'arrives pas à faire ton choix comme le propose d'autre: un mi-temps !
et pour le côté patate sur le canapé : passe sur notre forum ! bon ok parfois on glandouille un peu trop devant l'ordi mais c'est pour avoir des relations avec de supers copionautes! le lien social c'est important ... surtot qu'on nous on peut pas papoter devant la machine à café ! ;-)
c'est un choix personnel, mais j'aurais quand meme tendance a te dire de garder ton travail. Tu as raison, on n'est jamais sur de rien en matiere de couple, et retrouver du boulot, passe un certain age, c'est pas facile !
Bon courage et gros bisous
(moi j'aimerais bien etre a ta place mais j'ai de nombreuses annees de cotisation derriere moi !)
Coucou ju, j'arrive un peu après la bataille et je te comprends tellement!
A ta place, je pense que si c'était possible, j'opterais pour un mi temps. Ca me semble le meilleur compromis qui soit.
Je suis un peu comme toi (sans le mari riche ;-))) )
et je vois que j'ai tendance à me laisser aller aussi. Je n'ai pas vraiment de formation ou plutot si mais en fait pour tout te dire, je suis à la base comédienne et j'ai plus envie de galérer. Du coup, je ne sais plus trop vers quoi me diriger et c'est un sentiment pas génial....
J'espère que vous saurez trouver la meilleure des solutions
Je t'embrasse virtuellement!
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