06 décembre 2007
Coming out
Hier j’ai fait une découverte étonnante sur moi-même. Quelque chose que je ne soupçonnais pas. Quelque chose qui a ébranlé mes convictions profondes :
J’aime le chou !
C’est fou, non. Depuis des années, j’été intimement persuadée que le chou, nan, c’est pas possible, j’aime pas, je peux pas l’avaler. Je refusait d’ailleurs catégoriquement qu’un tel aliment soit porté a ma bouche.
Hier, j’ai mangé chez ma Belle maman. Et elle avait fait du chou.
Dans le genre, fait ce que je dis et pas ce que je fais, j’annonce à ma Princess qui prend un air dégoûté (on dirai sa mère), » mais chérie, il faut toujours goûter avant de dire qu’on aime pas ».
Et tel est pris qui croyait prendre : « ben pourquoi tu goûte pas toi ???????? Hein pourquoi ????? »
Prête à tous les sacrifices pour la bonne éducation de mes enfants (OK trop honteuse la mère prise au piége), je me sers donc un minuscule bout de chou. J’approche ma fourchette, pique le morceau et l’approche en tremblant de ma bouche déformée par la peur et le dégoût.
Et là, le miracle a lieu : c’est DELICIEUX.
Merci au petit jésus qui a modifié mes papilles juste a temps pour m’éviter de vomir devant ma belle famille et mes enfants.
Gloire à ma BM qui cuisine tout divinement (j’ai découvert grâce à elle bien des petits plats et mets qui m’étaient jusqu’alors inconnu).
Bon OK, j’ai un peu perdu la figure, face au monde entier à qui je clamait depuis toujours, que non je ne mangé pas de ce chou pain là. Face à ma fille surtout : « ben tu vois qu’il faut goûter Maman. »
Mais cela n’est rien face aux nouvelles possibilités culinaire qui s’ouvrent à moi. (Miam)
Alors je n’ai plus honte d’affirmer au et fort : OUI, J’AIME LE CHOU.
05 décembre 2007
Je bosse dans un poulailler
Et je ne vous dit pas ça de gaîté de cœur que je vous annonce ça. J’en suis arrivé à cette dure conclusion après une longue étude sociologique de trois jours (dans le cadre d’une formation professionnelle sans intérêt intensive).
Il faut savoir que dans la branche ou je travaille il n’y a quasiment que des femmes (excepté les boss qui sont quasiment que des hommes ?!?!?!). Et mon poulailler ne fait pas exceptions a la règles : 6 femmes pour 2 patrons. (Repartis sur plusieurs points de vente)
Déjà, dit comme ça, on a bien en tête l’idée du coq et de ses poulettes se chamaillant pour avoir ses faveurs. Ben ne lâchez pas l’idée, parce que c’est tout à fait ça.
Jour1 : arrivée dans les locaux ou ça cancane joyeusement. « Comment vont les enfants, tu fait quoi pour les vacances, café expresso ou au lait,…. » Jusque là j’adore. Papoter de tout et de rien le matin ça me mets en joie.
Pause déjeuné : déjà des petits clans se forment. Ben oui, te rends tu compte, certaines ont pris des congés d’autre n’en ont pas (NDLR : elles viennent d’entrer dans la boite). Et puis a tel endroit elles ont eu droit à un resto avec l’inspecteur le jour de sa visite annuelle, payé par la boite en plus, et dans un super endroit. (NDLR : l’an dernier l’inspecteur a visité l’autre agence, et a également payé un super resto.) Et puis, elles ont une machine a café à dosettes (NDLR : tu bois pas de café que je sache, et la machine ont se l’est payé avec nos p’tit sous).
Je commence déjà à pressentir le pire pour les jours a venir.
Fin de journée : la formatrice a remis une bonne ambiance. Départ dans un apparente bonne humeur.
Jour 2 : les cancanages ont repris, mais cette fois c’est les Rita Mitsouko qui sont au centre des discussions. Tristesse.
Pause déjeuné : retour des clans. Ça piaille toujours sur les mêmes sujets. 2 poulettes ont une prise de becs pour savoir qui a le plus de travail. C’est moi, non c’est moi. (Tiens on dirai qu’elles ont 3 ans et demi).
Fin de journée : c’est tendu. La formation de l’après midi tourne autour de la gestion du temps. La conversation animée du midi prend une tournure dramatique avec règlement de compte en public.
Jour 3 : pas de cancanage ce matin. Les poules se regardent en chien de faillance. Chacune va choisir son camp.
Pause déjeunée. Le coq est là. Il arbitre le conflit des poulettes. Regards mauvais et flatteries en tout genre. Je trouve ça pathétique. Je me replonge dans mon assiette et discute avec la formatrice, trop contente d’échapper elle aussi a cette guéguerre. Cette dame est d’ailleurs le rayon de soleil de ses trois jours. Charmante, souriante et pleine d’humour. Merci a elle de nous avoir supporté.
Fin de journée : je suis écoeurée. Mon féminisme, et ma fierté d’être une femme en on pris un coup. Jalousie pour tout et pour rien. Petites phrases assassines. Langues de P*te ; Tous les coups bas sont permis, avec pour but afficher de s’attirer les faveurs de messieurs les patrons. Et eux trop fier de tant d’attention, qui parade et se prennent pour des redresseur de tords. Persuadés que sans eux, le petit monde du poulailler s’écroulerait.
J’espère avoir réussi à ne pas entrer dans le jeu. Pas toujours facile quant on est sois même attaquée. J’ai pris le parti de ne presque jamais répondre. Et de rire un bon coup. Et ma collègue fait de même. (Je l’aime bien en fait).
Ps : il faut savoir que j’ai une phobie des poules, les vraies. Comme de tous les oiseaux. (arg un pigeon. Je meurs de trouille). Je dis ça je dis rien.
