05 décembre 2007
Je bosse dans un poulailler
Et je ne vous dit pas ça de gaîté de cœur que je vous annonce ça. J’en suis arrivé à cette dure conclusion après une longue étude sociologique de trois jours (dans le cadre d’une formation professionnelle sans intérêt intensive).
Il faut savoir que dans la branche ou je travaille il n’y a quasiment que des femmes (excepté les boss qui sont quasiment que des hommes ?!?!?!). Et mon poulailler ne fait pas exceptions a la règles : 6 femmes pour 2 patrons. (Repartis sur plusieurs points de vente)
Déjà, dit comme ça, on a bien en tête l’idée du coq et de ses poulettes se chamaillant pour avoir ses faveurs. Ben ne lâchez pas l’idée, parce que c’est tout à fait ça.
Jour1 : arrivée dans les locaux ou ça cancane joyeusement. « Comment vont les enfants, tu fait quoi pour les vacances, café expresso ou au lait,…. » Jusque là j’adore. Papoter de tout et de rien le matin ça me mets en joie.
Pause déjeuné : déjà des petits clans se forment. Ben oui, te rends tu compte, certaines ont pris des congés d’autre n’en ont pas (NDLR : elles viennent d’entrer dans la boite). Et puis a tel endroit elles ont eu droit à un resto avec l’inspecteur le jour de sa visite annuelle, payé par la boite en plus, et dans un super endroit. (NDLR : l’an dernier l’inspecteur a visité l’autre agence, et a également payé un super resto.) Et puis, elles ont une machine a café à dosettes (NDLR : tu bois pas de café que je sache, et la machine ont se l’est payé avec nos p’tit sous).
Je commence déjà à pressentir le pire pour les jours a venir.
Fin de journée : la formatrice a remis une bonne ambiance. Départ dans un apparente bonne humeur.
Jour 2 : les cancanages ont repris, mais cette fois c’est les Rita Mitsouko qui sont au centre des discussions. Tristesse.
Pause déjeuné : retour des clans. Ça piaille toujours sur les mêmes sujets. 2 poulettes ont une prise de becs pour savoir qui a le plus de travail. C’est moi, non c’est moi. (Tiens on dirai qu’elles ont 3 ans et demi).
Fin de journée : c’est tendu. La formation de l’après midi tourne autour de la gestion du temps. La conversation animée du midi prend une tournure dramatique avec règlement de compte en public.
Jour 3 : pas de cancanage ce matin. Les poules se regardent en chien de faillance. Chacune va choisir son camp.
Pause déjeunée. Le coq est là. Il arbitre le conflit des poulettes. Regards mauvais et flatteries en tout genre. Je trouve ça pathétique. Je me replonge dans mon assiette et discute avec la formatrice, trop contente d’échapper elle aussi a cette guéguerre. Cette dame est d’ailleurs le rayon de soleil de ses trois jours. Charmante, souriante et pleine d’humour. Merci a elle de nous avoir supporté.
Fin de journée : je suis écoeurée. Mon féminisme, et ma fierté d’être une femme en on pris un coup. Jalousie pour tout et pour rien. Petites phrases assassines. Langues de P*te ; Tous les coups bas sont permis, avec pour but afficher de s’attirer les faveurs de messieurs les patrons. Et eux trop fier de tant d’attention, qui parade et se prennent pour des redresseur de tords. Persuadés que sans eux, le petit monde du poulailler s’écroulerait.
J’espère avoir réussi à ne pas entrer dans le jeu. Pas toujours facile quant on est sois même attaquée. J’ai pris le parti de ne presque jamais répondre. Et de rire un bon coup. Et ma collègue fait de même. (Je l’aime bien en fait).
Ps : il faut savoir que j’ai une phobie des poules, les vraies. Comme de tous les oiseaux. (arg un pigeon. Je meurs de trouille). Je dis ça je dis rien.
Commentaires
mon Dieu, quelle horreur ton poulailler !!!! Je deteste ce genre de nanas !
Je ne les voyait pas du tout comme ça jusqu'a cette formation. J’avais l'impression qu'au contraire, on s'entendait toutes bien. Je suis bien naïve parfois. Mais au moins maintenant je suis prévenue.
ben oui ! mefie-toi
J'ai connu ce genre d'expérience quand j'étais étudiante et vendeuse à temps partiel au milieu de plus vieilles que moi qui avaient sans doute très peur que je leur pique leur place. Ambiance merdique, c'était horrible...
(je découvre seulement maintenant que tu étais revenue après coupure....!)
@ princesse: dans le poulailler, c'est pas les plus anciennes les plus agressives. Une des plus jeunes (on a presque le même age d'ailleurs) a les dents qui rayent le parquet comme on dit. Prette a tout.
L'avantage, c'est que dans le point de vente ou je suis, l'ambiance reste détendue. mais je reste sur mes gardes maintenant
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